Flota

14 avril 2011 § Poster un commentaire

Dentro del Ciclo de Danza Emergente: Flota

Le corps de la femme est en suspension, retenue par une sangle qui la rattache à l’obscurité,

hors le mur, pour qu’il puisse ce corps affronter le mur, en état de quasi apesanteur.

Le mur éclairé d’une lumière blanchie nous fait front; à elle-aussi. Bien qu’en apparence fragile, le corps de la femme revêtue d’une jupe rouge légère semble le deviser, le mur qui gémit d’un cri sourd et rauque.

Car des pores du mur jaillissent lourdement, par vagues épaisses, de basses ondes, laissant échapper parfois, faiblement, les bruits des klaxons urbains et, irréellement, enchanteresse, la voix brisée de Lhasa. La danse ne conquiert pas l’espace, elle le parcourt sans pouvoir saisir, elle est cette chevelure déliée étale captée par les yeux vidéo qui redressent la verticale perdue.

Ce corps filmé trouve alors sur les parois adjacentes la vérité des images redresseuses de tort; il devient fille. Glissant au-dessus du sol sombre, emportée dans un flou aquatique, elle dresse des lignes, file des arabesques, tente de cueillir un point dans l’horizon, éphémère. C’est nous ici filmés, individus aux amarres sociales lâches, plus libres qu’hier d’arpenter nos désirs sanglés. Toute la joie et le péril du flottement ressenti, merci Bárbara Koultes (conception, interprétation) et Emilio Espinosa (son).

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