Beatrix Beck

1 décembre 2008 § Poster un commentaire

Beatrix BeckElle est morte dans la nuit (le 30), une simple dépêche AFP comme faire-part, une date de naissance, un prix Goncourt en 1952 et une grand-mère juive communiste. Nous sommes loin des commentaires abondants et justifiés sur les cent ans de Lévi-Strauss. Et pourtant, ce petit bout de femme a écrit probablement les plus belles pages du siècle dernier sur la grandeur et la bassesse des gens de peu. Je la compare volontiers à Agnès Varda pour sa simplicité, son raffinement et surtout sa permanente inventivité. Sans prétendre connaître toute son oeuvre, il me semble qu’elle n’est jamais restée sur un seule registre. Je me rappelle d’une de ses nouvelles où elle réussissait le pari de filtrer les conversations d’une famille d’aristos par le regard d’un gamin: drôle, mordant et touchant à la fois. Comme ses pages sur une famille vivant dans et d’un taudis.

En mémoire de son écriture.

Article du Monde.

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Vous lisez actuellement Beatrix Beck à Mexico mon coco.

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