Iztaccihuatl
2 juin 2009
Le volcan Iztaccihuatl est aujourd’hui endormi, laissant son voisin et compagnon Popocatepetl cracher son souffre régulièrement. Il y a peu, c’est lui qui fit trembler la terre où je me trouve. Quant à elle, princesse endormie, “femme blanche” en langue Nahuatl, elle semble ne plus attendre son prince, indifférente au pas des marcheurs qui tentent son ascension. Pourtant, la conquête de cette dame est loin d’être aisé, une sacré paire de manche (de piolet) même, quelques 12 heures de marche pour venir lui chatouiller le nez.
Pour faire un bon marcheur, il faut bien sûr de bons guides (les maestros Israel, Alfredo et Eric), une troupe de joyeux drilles (Boris, Bruno, Jean-Paul, Jorge, Mina et Philippe), et une once d’érotisme d’altitude. On peut penser à la chaleur humaine des refuges, aux frottements des corps recroquevillés sous le duvet, mais c’est bien plutôt le profil de ma princesse endormie qui réveilla en moi d’inespérées sources d’énergie. L’ascension se fit des pieds à la tête, marquée par la montée du genou, l’accès au bas ventre -si tendre et reposant- et la montée raide du sein, avant le baiser final. Je ne sais comment décrire ici la sensation qui me vint quand je caressai son téton, cette sensation enfantine et toujours un peu lubrique de sentir sous la fine couche de neige, cette chair ferme et voluptueuse qui me fit oublier l’altitude, et l’ascension finale, et l’objectif de s’écrouler de bonheur et de fatigue sur son visage à 5200m.
Le reste, la descente, ce fut tout simplement l’enfer, l’enfer des muscles endurcis, des doigts de pied écrasés, d’un esprit vaporeux mais encore lucide qui tenta de faire fonctionner la machine. Mais ce fut plutôt l’inverse qui se produisit, la machine transmit l’assurance de ses mécanismes encore huilés à mon cerveau, calmant ainsi mes accès de colère et de souffrance. Comme toujours, j’oublie l’essentiel, le souffle du montagnard, ce râle qui enveloppe et rythme les corps des amoureux enlacés, le mien et celui d’Izta.
14 juillet 2009 at 14 02 39 0739
Salut l’artisse,
alors si ton silence blogal est un test destiné à mesurer l’attention et la réaction des lecteurs de ton blog, sache que personne n’est dupe. Et en plus c’est pas sympa. Voilà plus d’un mois que ton silence assourdissant plombe nos lundis, démantèle notre foi et nourrit notre angoisse. Nous sommes tous au bord de la limite, et si ça continue comme ça, bah ça pourra pas continuer. Camarade ! Es-tu devenu invisible, à l’instar de la main bien connue qui régule le marché? Ou bien es-tu seulement muet?
Ou alors snob ? Ce qui serait déjà un progrès.
14 juillet 2009 at 17 05 24 0724
La citation du jour : “Il existe au Mexique un Parti révolutionnaire institutionnel. Johnny Hallyday, c’est ça : il est à la fois révolutionnaire et institutionnel !” J-P. Raffarin, Premier Ministre français (début XXIème siècle).