Le FICCO est le festival de ciné contemporain du Mexique. A cette occasion, chacun peut voir ce qui se produit de mieux à travers le monde. Par exemple Jean-Claude Rousseau.
C’est Lili qui m’avait conseillé ce gars. “De son appartement” est un grand film. Une oeuvre d’art aussi simple qu’un tableau de Veermer, qu’un plan de Bresson. C’est lui qui nous le dit d’ailleurs en fin de projection, dans une salle des quartiers Sud pour une fois vide de pop-corns.
Je l’attrape à la fin de la séance non sans lui avoir fait part de mes impressions et de mes amitiés avec Lili (la scène est belle: nous conversons entre les caisses du cinéma et les guichets de pop-corn et coca, entourés par de jeunes filles qui l’aident à se diriger dans la ville). Le film me fait penser à la tentative réussie du passage à l’écran de l’écriture du Pessoa du Livre de l’intranquilité. Avec une écriture proprement cinématographique:
“Ce film n’est pas un récit. C’est une structure, une orbite dans lesquelles les images tiennent par elles-mêmes. Je ne les ai pas préconçues. Elles viennent, elles me saisissent et elles finissent par s’aligner, par tourner autour d’un centre de gravité. Ce centre de gravité pourrait être Bérénice de Racine”.
Le centre de gravité est un appartement dans lequel vit une vieille personne, un cinéaste, Jean-Claude Rousseau. L’appartement est moche, inconfortable, dans un sale état. Sur un piano poussiéreux, une pierre blanche et ronde qui deviendra un globe caillouteux parsemé d’étoiles. “Le ciel pris dans une pierre, ça pourrait être la morale de ce film sans histoire”.
Un commentaire
que c’est très agréablr de lire ton blofg
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